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23 févr. 2012

Syrie : Les USA, la France, la Grande-Bretagne, la Turquie et l’Italie préparent une intervention militaire en Syrie

Malgré les démentis publics, des préparatifs militaires pour une intervention en Syrie sont en marche en coulisse à Washington, Paris, Rome, Londres et Ankara. Le président Barack Obama est prêt pour une décision finale dès que le Pentagone aura présenté les plans des opérations pour protéger les « rebelles » syriens et la population supposée assiégée par l’armée de Bachar Al-Assad.

Ce processus se déroule également dans les capitales qui étaient les alliées des USA dans l’opération militaire contre la Libye pour renverser et assassiner le leader Mouammar Kadhafi en aout 2011. Elles attendent la décision de la maison blanche pour poursuivre.

En Libye, l’intervention étrangère avait débuté comme une opération pour « protéger la population libyenne » contre la supposée répression du gouvernement envers des dissidents. Ce fut le conseil de sécurité de l’ONU qui se chargea de cette opération. Dans le cas de la Syrie, ce scénario n’est pas possible puisque la Russie [et la Chine NdT] maintiennent leur veto.

Cependant, des pays occidentaux sont en train de planifier des actions militaires limitées en dehors du cadre de l’organisation mondiale, très probablement de la part des « Amis de la Syrie », un groupe de 80 pays qui vont se réunir pour la première fois vendredi 24 février à Tunis, et négocier les mesures pratiques pour en finir avec le gouvernement de Bachar Al-Assad.

Les ministres des affaires étrangères et autres hauts-fonctionnaires – excepté la Russie – seront, sans aucun doute, plus galvanisés pour entrer en action suite à la mort tragique des deux journalistes ce mercredi 22 février.

Le ministre syrien des Affaires Étrangères a nié, ce jeudi, une quelconque responsabilité dans la mort des journalistes étrangers, d’autant plus que ceux-ci se trouvaient dans le pays de façon illégale, selon l’agence officielle d’information Sana.

« Nous rejetons toutes les déclarations qui soutiennent que la Syrie est responsable de la mort des journalistes infiltrés dans le pays à leur propre risque sans que les autorités syriennes ne soient informées ni de leur entrée ni de leur lieu », a signalé dans un communiqué, le porte-parole des affaires étrangères.

Des préparations pour l’intervention sont en cours dans les bureaux des affaires étrangères à Londres. Mercredi, le ministre britannique William Hague, a dit : « Les gouvernements du monde ont la responsabilité d’agir (…) et de doubler d’efforts pour freiner l’ignoble campagne de terreur du gouvernement d’Assad ».


Hague, n’a délibérément rien dit au sujet de l’élimination du leader syrien. Il n’a pas expliqué, non plus, quels étaient la nature des efforts nécessaires pour freiner la prétendue campagne de terreur. Selon des sources militaires, Hague n’a donné aucune précision sur ces thèmes puisqu’une décision sur la manière d’agir des USA doit être prise par le commandant en chef Barack Obama après que le pentagone lui aura présenté les plans d’actions.

DEBKAfile
ES
Trad. Jilata
Article publié le 23 février 2012