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27 déc. 2011

Le vrai visage de la démocratie Kazakhe

Tir à balles réelles pour l’anniversaire de « l’indépendance » du Kazakhstan

Interfax-Kazakhstan

Déclaration du CC du Parti Communiste Uni de Géorgie : notre profonde gratitude à la mémoire des travailleurs assassinés et notre solidarité avec les travailleurs du pétrole de Zhanaozen et tous les travailleurs du Kazakhstan.

Nous, les communistes de Géorgie, nous sommes indignés devant l’impitoyable mitraillage des travailleurs du pétrole qui manifestaient à Zhanaozen. Au lieu de satisfaire les demandes légitimes les plus élémentaires des ouvriers, le gouvernement du Kazakhstan a ouvert le feu, tuant et blessant plusieurs dizaines de personnes.

Photo : Olga Yaroslavskaya/Reuters

C’est ainsi que le gouvernement du Kazakhstan a célébré le 20ème anniversaire de cette illusoire « liberté » du Kazakhstan, ou dit autrement, de cette absence de liberté, c'est-à-dire, 20 ans de soumission des travailleurs face au capital. Le vrai visage de la « fête » s’est montré au grand jour.

La tuerie des travailleurs du pétrole de Zhanaozen, est un cas tragique, dont la dimension dépasse les frontières d’un seul pays.

Pour la première fois un gouvernement vendu, bourgeois, sorti des ruines du pays des Soviets, piétine ouvertement et de manière cynique, la mémoire et les traditions de 70 ans de pouvoir des travailleurs, qui revêtent tant d’importance pour les républiques postsoviétiques. Un gouvernement qui fait ouvrir le feu contre une manifestation pacifique de travailleurs, montre le vrai visage de ce régime, qui est apparu dans tous, ou presque tous, les territoires des anciens pays socialistes.

Nous pensons que ce cas va être un tournant pour les travailleurs de l’espace postsoviétique dans la compréhension de leur tâche dans la lutte pour le retour sur le chemin du progrès et du socialisme.

Les protestations de Zhanaozen prennent la forme d’une guerre de guérillas

Selon l’information de l’agence Interfax émanant d’un communiqué de l’auto-dénommé « Front Populaire* » (Khalyk Maïdany), mouvement d’opposition clandestin, les mesures injustifiables comme seules réponses, appliquées par les forces spéciales de la police, sensées étouffer la protestation, sont en train de provoquer l’effet inverse. Les protestations prennent la forme d’une guerre de guérillas. À Zhanaozen, pendant les nuits, on entend des coups de feu d’armes automatiques et de fusils.

Les plaintes des témoins sur place contredisent l’information officielle sur le nombre de victimes des affrontements à Zhanaozen.

La déclaration stipule « En contrepartie de l’information officielle, sur quinze ‘‘délinquants’’ abattus, les témoins parlent aussi de dizaines de civils blessés par balle, parmi lesquels figurent de nombreuses femmes ».

On peut lire également que chaque jour des plaintes affluent, au siège du « Front Populaire », sur les violations des droits commis par la police. Il y a des informations qui dénoncent des détentions arbitraires et des préjudices causés par la police ainsi que des plaintes de tabassage sur les détenus lors des troubles.


*Le mouvement « Front Populaire » a été constitué vers la fin du mois de juin par le parti non légalisée « Alga » et le PC du Kazakhstan (dont l’activité est suspendue temporairement par un tribunal d’Almaty).